Cinéma Eldorado - Événements

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Événements
Les plus petits prix de Dijon
3.50 € tous les jours aux séances de 14h00
Carte d'abonnement 10 places pour 43 €
3.50 € à toutes les séances Carte Culture Salles climatisées

 
Programmation de l'été: la sexualité au cinéma
 

L'été sera chaud!

L’Eldorado donne carte blanche aux amis de l’Eldo !

Comme vous l’avez sans doute remarqué durant la semaine de la fête du cinéma, une brise érotique a soufflé du côté du 21 rue Alfred de Musset, du moins pour les couches-tard. Aussi, afin de prolonger cette ambiance torride tout au long de l’été, les amis de l’Eldo vous proposent du 28 juillet au 17 août une programmation consacrée à la sexualité au cinéma. Au travers d’œuvres cultes ou de perles rares, nous tenterons de lever le voile sur quelques-unes des formes (voluptueuses) de ce sujet Ô combien vaste… Qu’on se le dise, quelle que soit la météo, cette année à l’Eldo, l’été sera chaud!

Programme complet en cliquant ici

 

 
 
A partir du 28 juillet dans nos salles
autre

 

L’AUTRE RIVE

Tedo est un gamin torve, au regard convergent. À Tbilissi, l’enfant géorgien victime de la guerre entre la Russie et son pays, vivote en travaillant chez un garagiste et crève au passage quelques pneus afin de proposer ses services aux automobilistes.  Le soir, il rentre dans sa cahute brinquebalante au bord du lac, espérant que les deux trois pièces empochées éviteront à sa mère de se prostituer. Dès le début du film, le réalisateur suit habilement ce petit garçon lors de ses déplacements à travers les paysages caucasiens brumeux, les herbes hautes, les ruelles. C’est donc dans un même mouvement souple que l’on s’embarque avec Tedo lorsqu’il décide d’aller rechercher son père resté il y a des années de cela sur l’autre rive, en Abkhazie, région qui lui est désormais interdite. De rencontres en déconvenues, d’instants de grâce en tourbillons de solitude, de déceptions et désillusions, Tedo éprouve le pouvoir de la guerre sur l’âme humaine. Voici une odyssée magnifique sur l’enfance, sur un pays, sur la construction de symboles et sur leur transmission. Ce lien immatériel que chacun porte en soi, le rattachant à un peuple, une culture, une histoire nous l’éprouvons de front avec ce gamin poète qui ferme les yeux quand il étouffe et se rend sourd pour mieux survivre. L’autre rive est un film brûlant, cru, engagé mais aussi un conte merveilleux et essentiel, bercé de travellings et de panoramiques virtuoses. Un vrai coup de cœur !
 
Sortie le 28 jullet
 
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UN POISON VIOLENT

Anna, 14 ans, retourne dans sa Bretagne natale le temps des grandes vacances. Elle y retrouve  sa vie de famille un peu chaotique, assez bourgeoise, ses amis, ses errances et son engagement pour Dieu.  Il y a dans ce premier long-métrage à résonance autobiographique une atmosphère ralentie, comme suspendue, qui  goûte l’ennui et le rythme si particulier des dimanches de province. Ce petit village vit selon une forme de rituel, une façon de faire qui depuis toujours et sans conteste semble établie, ancrée, en douceur, comme une simple évidence. On y sent le poids du quotidien, de l’habitude, de l’héritage. On traverse les paysages avec simplicité, sans magnificence aucune. C’est à l’intérieur des êtres que les choses se jouent. Et c’est précisément là que la jeune réalisatrice surprend, prenant les attentes à revers. Ainsi le petit amoureux gringalet et angélique se déshabille pour enlacer Anna. Ainsi la mère, perdue, cherche et titille là où, grand Dieu, selon son éducation, elle ne devrait pas mettre les pieds ! Ainsi ce grand-père (Galabru, impayable !)libre et sensible bien que quasiment mort, s’avère subséquemment grivois, cherchant sans retenue la femme en sa petite-fille, cherchant les adresses de son corps. Le prêtre quant à lui, vacille. Il révèle l’inadéquation entre la sensibilité exacerbée qu’il a du monde et son engagement religieux. Comme si les deux ne faisaient pas la paire, comme si la religion n’était pas (plus) ni le refuge ni la réponse à une grande et belle mansuétude (mais plutôt une forme d’aliénation sourde à tendance à la fois masochiste et érotique). À travers les pérégrinations flottantes d’une gamine en mutation, servie par une distribution détonante (révélant Clara Augarde, jeune actrice éclatante et inquiétante dans ce rôle tout en nuances) Katell Quillévéré livre un film fin sur le tiraillement persistant entre pulsion et bienséance, entre l’envie et la vraie vie
 

Sortie le 04 août

 

 je veux

CE QUE JE VEUX DE PLUS

 

C’est une histoire extraordinaire, avec des gens ordinaires. C’est pourtant un sujet éculé, l’adultère. Cela semble commun, voire convenu. Mais la naissance d’une passion irrépressible ce n’est pas si simple. Que ceux qui croient à la banalité de cette bourrasque se détrompent immédiatement. Certes, les dommages collatéraux sont prévisibles. Ce qui ne l’est pas, ce qui vous plonge dans le parfait inconnu, c’est justement ce que nous propose Silvio Soldini : un revers à la vie quotidienne. Une exception. Anna a un chouette mari, attentionné, un peu enveloppé, plutôt enveloppant. Un homme gentil et doux, qui répare tout ce qui pourrait battre de l’aile. Un homme systématique, pour une vie sans ailleurs, ni extrême. Pourquoi pas, Soldini ne juge pas cela, il sait le calme et le réconfort que cela comporte, il sait aussi qu’ainsi vivent la plupart des hommes. Ce qui le pique et l’interpelle c’est le gouffre dans lequel vous propulse cette déferlante de sensations et sentiments nouveaux. Lorsqu’Anna rencontre Domenico, le serveur de crevettes, quelque chose se produit, malgré tout. Car lui aussi a sa vie, sa femme, ses enfants. Mais malgré tout. Malgré tout ce qui va, vous habite, vous anime et vous défini, quelque chose se produit, en dehors, et échappe au système. Les rendez-vous clandestins au motel drive-in réservé pour 4h pourraient être glauques, le retour dans les rangs pourrait s’avérer irritant, l’échappée belle clichée et agaçante. Mais rien de tout cela. Par des personnages touchants, à la fois communs et singuliers, extrêmement sensuels, le réalisateur nous convie de manière très intime et modeste à nous confronter à la rareté de la passion et au désarroi qu’elle induit. Ce n’est pas évident, c’est subtil et beau.
 
Sortie le 11 août

 

 

 PLAN B

Bruno, Pablo et Laura, soit un triangle amoureux peu commun qui se lie et se quitte à tour de rôle dans le décor urbain de Buenos Aires. Bruno se fait plaquer par sa copine, Laura, qui se retrouve dans les bras de Pablo. Pris de jalousie, Bruno élabore un plan de reconquête : ayant eu vaguement écho que Pablo avait des penchants bisexuels, il tente de le séduire et d’ainsi fragiliser ce nouveau couple. Sur cette trame typique de certaines comédies romantiques, sorte de marivaudage au cinéma, Marco Berger préfère suivre pas à pas la lente construction du désir et son glissement progressif vers le sentiment amoureux, malgré des barrières sociales et culturelles très fortes. Filmée subtilement, l'évolution de la relation entre les deux garçons se ressent par des détails presque imperceptibles : un sourire en coin, un échange de regard, des confidences comme celles que l'on partage avec un vieil ami d'enfance. Bruno et Pablo se recréent un monde parallèle, celui d'une “seconde enfance” éloignée de la pression sociale hostile aux amours parallèles, et se livrent à des jeux de gosses, un langage bien à eux pour exprimer de manière pudique et détournée leur attirance réciproque. Le réalisateur parvient à nous embarquer dans cette histoire d'amour naissante par touches impressionnistes, traduisant la lente progression du sentiment amoureux avec retenue et sensibilité, et mérite qu'on s'attarde sur ce premier film déjà remarqué et récompensé dans plusieurs festivals.

 

Sortie le 11 août 

 

 

 

 
La comédie de l'été signée Stephen Frears

TAMARA DREWE

Séances tous les jours à 14h (3.50€), 18h, 20h, 22h

de Stephen Frears. Angleterre. 2010. 1h49. VOST.
Avec Gemma Arterton...

Une bombe cette Tamara ! Une bimbo, une vraie. Une fille de rêve, à vous faire tourner la tête …à vous rendre dingue… Alors lorsqu’elle déboule en mini short moulant et décolleté suggestif dans sa cambrousse natale, avec sa démarche chaloupée et son nez raboté, c’est la panique. Rien ne va plus ! Dès lors qu’elle enjambe, athlétique,  la barrière de bois qui la sépare des voisins pour les saluer, la communauté pâlit, médit, se confond en messes basses, en mesquineries tandis que les hommes rosissent de manière incontrôlable…Nous comprenons illico que le retour remarqué de la jeune journaliste londonienne sera explosif et mettra une claque radicale à l’équilibre de ce paisible village. Les voisins seront les premières victimes graves de cette tornade ambulante : cette résidence d’écrivains venus puiser l’inspiration entourés par une maîtresse de maison aux petits soins va s’en voir de toutes les couleurs… Entre mari libidineux, bon gros nounours timide, femme soupçonneuse et vengeresse, éternel amoureux transis Tamara va prendre du bon temps. L’électron libre  passe avec une fluidité désarmante d’un sentiment à l’autre arguant naïve et pétillante qu’on lui a peut-être ôter un bout de cerveau en même temps que son morceau de cartilage nasal… Personnages en marge, très bien campés, dialogues cinglants, imbroglios désopilants, le cocktail est savoureux et savamment maîtrisé.  Grâce à un montage subtil et un choix de rôles secondaires tous plus délurés les uns que les autres (comme ces  deux gamines absolument tête à claque et complètement irrésistibles ou cette rock star branchée qui finalement vous séduit en transformant une simple cuisine en instrument de musique géant) Frears nous balade avec malice entre hystérie moderne, désirs, amour et connexions humaines. Des situations les plus cocasses aux galipettes les plus drôles le réalisateur s’approprie à merveille la BD éponyme et nous livre sans conteste la comédie la plus fraîche de l’année ! Un vrai bain de jouvence.

Plus d'infos

 

 

 
Séance-débat
 

Mardi 24 août à 20h15

CLEVELAND contre WALL STREET
en présence du réalisateur Jean-Stéphane Bron

Le 11 janvier 2008, Josh Cohen et ses associés, avocats de la ville de Cleveland, assignent en justice les 21 banques qu’ils jugent responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville. Mais les banques de Wall Street qu’ils attaquent s’opposent par tous les moyens à l’ouverture d’une procédure.
Cleveland vs Wall Street raconte l’histoire d’un procès qui aurait dû avoir lieu. Un procès de cinéma, dont l’histoire, les protagonistes et leurs témoignages sont bien réels.

Pré-vente des places dès maintenant à l'Eldo

 
Séances Klaxon

Chers parents,
D’un coup d’un seul, l’Eldo s’ouvre aux gazouillis - espérons-le cinéphiliques -  des nourissons ! Un lundi sur deux à 16h, nous baissons le volume sonore et vous proposons de découvrir un film que nous aimons, au contenu et à la bande-son non agressifs.

Voici l’opportunité de vous faire une toile tout en cajolant, allaitant, berçant Bébé !


Un nécessaire - table à langer, espace poussette -  est à votre disposition.
Ces séances, oh combien transgénérationnelles, sont ouvertes à tous les adultes ainsi qu’aux heureux bambins de moins de 6 mois.

Prochaine séance-klaxon : Copacabana, lundi 9 août à 16h00

  
 
Ouverture de l' Embarcadère !
 
Un petit creux avant un film ?
Une petite soif après une séance ?

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture de l’EMBARCADÈRE,
bar-restaurant convivial juste en face du Cinéma Eldorado (on y voit notre belle façade, si, si !)

Pour allier bonne bouffe et beaux films,
nous vous proposons une formule alléchante
 
                                    1 ticket de ciné =
                     Le demi de bière artisanale locale à 2€ / café-thé à 1€ / tartines à 3€50

       Réductions applicables sur présentation en caisse de la note de l'Embarcadère du jour même


 
Ciné-Alpes condamné par le Conseil de la Concurrence

Lire la décision complète sur  http://www.conseil-concurrence.fr/pdf/avis/07d44.pdf

Le Conseil de la Concurrence condamne sévèrement Ciné-Alpes pour abus de position dominante (décision du 11 décembre 2007). Ciné-Alpes (dirigé par Gérard Davoine) est le 5e circuit national de salles de cinéma, il est en situation de monopole dans les stations de ski des Alpes du Nord et dans quatre villes moyennes, et se trouve en position dominante à Clermont-Ferrand, Dijon et Brest. A Dijon, il possède le multiplexe CapVert et le cinéma Devosge qui représentent 60% du marché local. La décision du Conseil de la Concurrence intervient à la suite de la plainte du Cinéma Eldorado, salle indépendante classée Art & Essai, déposée en 2003 à l’encontre des pratiques anti-concurrentielles du circuit Davoine.

Cette décision sévère sanctionne des pratiques jugées graves et vient confirmer ce que nous expliquons depuis des années. Il est reproché à Ciné-Alpes d’avoir mis en oeuvre des pratiques d’éviction du marché envers ses concurrents et de rétorsion à l'encontre des distributeurs de films qui refusaient de lui octroyer l'exclusivité sur les villes de Dijon et Clermont-Ferrand principalement. Sur Dijon, ces pratiques anti-concurrentielles ont eu pour conséquence principale de priver l’Eldorado d’une série de films Art & Essai porteurs, et d’ainsi précariser le seul cinéma indépendant de la ville. Elles jouent également contre les intérêts commerciaux des films qui ne sortent plus dans les salles les plus aptes à les exposer.

Les pratiques de Ciné-Alpes sont d'autant plus graves qu'elles ont persisté malgré les nombreux avertissements du Médiateur du Cinéma. Ce type d’agissements s’inscrit dans une perspective plus large d’offensive des grands circuits nationaux contre les acquis de la loi Lang de 1982 (affaires du Comoedia de Lyon et du Méliès de Montreuil par exemple). Cette loi à travers la mise en place de l’Aide Sélective aux salles indépendantes ou la création d'une instance de médiation, a eu pour effet de réguler un marché sauvage et de permettre l’existence d’un réseau de salles indépendantes ou associatives. Le Conseil de la Concurrence par sa décision du 11 décembre confirme et conforte l’autorité du Médiateur du Cinéma dont le circuit Davoine, à de multiples reprises, a transgressé les décisions ou tenté de contourner l’autorité.

Cette décision du Conseil de la Concurrence, qui est la première de ce genre dans la profession, devrait permettre une moralisation des relations commerciales entre distributeurs et exploitants. Le secteur de la distribution, comme le demande le Conseil de la Concurrence (point 177 de la décision) devrait désormais refuser les pressions des circuits et penser le plan de sortie des films en fonction des seuls intérêts des films et des spectateurs.

 
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