Cinéma Eldorado - Événements

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Événements
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Double-programme italien

 


Mardi 9 mars à 20h00

DOUBLE PROGRAMME ITALIEN

Acte 1 - 20h

Butterfly Surprise, happening/performance de et avec Vincenzo Cirillo

suivie de :

PASOLINI, MORT D'UN POETE

de Marco Tullio Giordana

Italie, 1995, 1h40, VOST.

15 ans après son premier film sur Pasolini, Marco Tullio Giordana (Nos meilleures années) s’intéresse à la figure qu’incarnait le poète-cinéaste et suit les méandres du procès bien commode pour les institutions étatiques, de son assassin présumé.

 

Acte 2 - 22h

TOTO QUI VECUT DEUX FOIS

de Cipri et Maresco. Italie. 1998. 1h35. Avec Salvatore Gattuso, Marcello Miranda...

Un obsédé sexuel qui est prêt à subir toutes sortes d'humiliations pour satisfaire ses envies et s'introduire dans la maison de la prostituée itinérante qui séjourne quelques jours dans le village, un vieil homosexuel qui aimerait assister à la veillée funèbre de son amant mais craint les foudres de sa belle-famille, un messie local errant dans la campagne, quelque peu enclin à prêcher et à faire des miracles. Tels sont les trois héros de ce film farfelu et grotesque, montré en sélection officielle à Berlin en 1998 et interdit en Italie avant même sa sortie. 

 

Soirée proposée en partenariat avec Italiart Festival / Tarif : 8 € la soirée / tarifs habituels pour 1 film / pré-vente des places à l'accueil de l'Eldo

 
Jeudi 11 mars à 20h15
harragas

Soirée débat

Harragas

En présence de Valérie Lanier, doctorante et membre de RUSF (Réseau Universitaire Sans Frontières) 

Un film de Merzak Allouache
France / Algérie. 2009. 1h35. VOST. Avec Lamia Boussekine, Nabil Asli…


Rachid, Nasser et Omar ont décidé de quitter leur Algérie natale pour de meilleures perspectives d'avenir en Europe. Submergé par le désespoir, Omar se suicide peu avant leur départ. Sa sœur Imène prend alors sa place dans l'embarcation de fortune censée les emmener illégalement jusqu'aux côtes espagnoles. Une traversée de la Méditerranée périlleuse en compagnie de six autres « Harragas », ces migrants clandestins qui brûlent leurs papiers pour empêcher que les gardes-côtes sachent d'où ils viennent s'ils les interceptent. Ce film particulièrement efficace vaut principalement pour son sujet. Les articles de presse et les documentaires pullulent sur les clandestins qui prennent la mer depuis l'Afrique du nord, la Mauritanie, le Sénégal, pour atteindre au péril de leur vie les côtes andalouses, la Sicile, Malte, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla ou les Canaries. Le cinéma tarde toutefois à s'emparer de ce phénomène dramatique. Par ailleurs, le sort spécifique des jeunes migrants algériens ne fait encore guère les gros titres, alors que les candidats au départ s'avèrent de plus en plus nombreux. A travers l’Odyssée de ce groupe d’amis prêt à tout pour rejoindre l’Eldorado européen, Merzak Allouache est le premier à lever le voile sur le désespoir de cette jeunesse algérienne.

 
Mardi 16 mars à 20h15
seraphine

Dans le cadre de la semaine d'information sur la santé mentale, en partenariat avec l'association Itiréraires Singuliers, séance suivie d'une discussion du film :

Séraphine

De Martin Provost. France. 2008. 2h05. Avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur…


Il y a quelque chose d’extrêmement troublant dans l’interprétation que nous fait Yolande Moreau de Séraphine, peintre hors-norme et révoltée de la première moitié du siècle dernier. Comme si elle savait intuitivement comprendre sa destinée exceptionnelle et tragique. Il y a comme un point commun entre les deux femmes, peut-être une inadaptation viscérale à l’époque qui, dans le cas de Séraphine confine au trouble mental. Tout le monde connaît la peinture naïve et le Douanier Rousseau, mais beaucoup moins la peinture de Séraphine Louis. Des grappes de raisin, des gerbes de fleurs, des entrelacs flamboyants de branches fleuries… Vus de plus près, les motifs de Séraphine échappent vite aux modèles que l'on a cru y discerner. Ces entrelacs, ces gerbes, ce jaillissement botanique ont leur vie, leurs formes et leurs couleurs propres, loin de tout réalisme. Le film de Martin Provost nous raconte la trajectoire de Séraphine, de la veille de la Première Guerre Mondiale à la Seconde, dans la ville de Senlis au nord de Paris, là où très tôt elle devient femme de ménage pour les bourgeois du coin. Avec les quelques sous qu’elle gagne, elle achète différents produits pour créer « ses couleurs » et peint tous les soirs dans une fièvre créative loin des yeux des autres  habitants. Coup du destin, elle devient la femme de ménage, en 1912, d’un grand critique d’art allemand, Wilhelm Udhe, installé à Senlis depuis peu. Cette rencontre va bouleverser la vie de Séraphine… La caméra de Martin Provost se fait discrète et s’efface devant son sujet. La performance de Yolande Moreau est excellente. Séraphine est à voir aussi bien pour des raisons de cinéma, c’est-à-dire d’émotion, que pour des raisons historiques ou esthétiques. Merci Martin & Yolande !

 
Rencontre avec Claire Denis
 

 

Rencontre avec la cinéaste Claire Denis
Cinéaste singulière, Claire Denis est l’auteur de plusieurs long-métrages : Chocolat (1988), Nénette et Bony (1996), Beau travail (1999), Trouble every day (2001). Elle a auparavant collaboré avec des cinéastes tels que Jacques Rivette, Wim Wenders ou Jim Jarmusch.


Elle viendra présenter ses deux derniers films :
White Material (en avant-première)
35 rhums


 

Jeudi 18 mars à partir de 20h00

Acte 1
Discussion avec Claire Denis
Présentation de White Material et projection

Acte 2
Présentation de 35 rhums et projection

Pré-vente des places à l’Eldo
8 € la soirée complète

tarifs habituels pour 1 acte

 

 

 
Rencontre avec Anne Aghion

Vendredi 19 mars à 20h00

Mon Voisin, mon tueur

De Anne Aghion.
États-Unis/France. 2009. 1h20. 

Avant-première en présence de la cinéaste

Comment accorder le pardon à ceux qui ont tué vos enfants ? En 1994, au Rwanda, des centaines de milliers de Hutu sont incités à exterminer la minorité tutsi. De la capitale à la colline la plus retirée du pays, les "patrouilles" locales hutu, armées de machettes et d'autres outils improvisés, massacrent sans distinction parents, amis et proches. Sept ans plus tard, en 2001, le gouvernement met en place les Gacaca, des tribunaux de proximité dans lesquels les Rwandais des collines sont appelés à juger leurs voisins. Dans le cadre de cette expérience de réconciliation, les génocidaires ayant avoué leurs crimes sont relâchés, tandis que les survivants traumatisés sont invités à leur pardonner et à vivre à leurs côtés. Filmé sur près de dix ans sur une même colline, Mon Voisin Mon Tueur retrace l'impact de ces Gacaca sur les survivants et les bourreaux. A travers les peurs et les colères, les accusations et les dénis, les vérités floues, l'inconsolable tristesse et l'espoir dans la vie retrouvée, Anne Aghion nous donne à voir le chemin émotionnel vers la coexistence.

Séance organisée à l'initiative de l'association La bobine (Châlon)

 

 
Hommage à Jacques Brel
brel

Dimanche 21 mars

18h00 - Franz
De Jacques Brel. Fr/Belg. 1971. 1h31. Avec Barbara, Jacques Brel...
En 1971, Jacques Brel signe son premier long métrage, Franz, qu'il interprète avec Barbara : une histoire d'amour tragique entre deux personnes ordinaires, au physique médiocre, perdus par la bêtise humaine.


20h00 - diffusion du concert Les adieux à l’Olympia (oct 66 - 57 min)

Hommage organisé dans le cadre du Printemps des poètes 

 
Lundi 22 mars à 20h00
desentubage

DESENTUBAGES CATHODIQUES Grosses ficelles du petit écran

Un film collectif produit par Zalea TV (1h30’) avec notamment : Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Pierre Pernaut, François Hollande, Philippe Val, Olivier Mazerolle, Claire Chazal, Christine Ockrent...

Séance gratuite

Dans le cadre de la semaine de l'environnement organisée par l'association Kir

Pierre Carles, le banni du PAF, a désormais des disciples. En alternance avec deux de ses films, Pas vu pas pris et Enfin pris ?, dont on a déjà dit la salubrité rebelle et le pouvoir comique, va circuler une poignée de courts métrages réalisés par les membres du collectif Zalea TV. Cette chaîne pirate s’est vu refuser l’accès à la TNT. On y pratique le décorticage critique de l’information dominante. Particulièrement édifiant ici : le traitement par le 13 heures de TF1 de la prise d’otages de Beslan (les enfants sont sains et saufs, ânonne Jean-Pierre Pernaut, citant une agence russe, or il y aura plus de quatre cents morts, dont presque la moitié d’enfants). Dans un registre plus potache, les raids d’un commando « TV-be-gone », doté d’un gadget qui éteint à une distance de 17 mètres n’importe quel téléviseur - panique dans les états-majors en pleine soirée du référendum. Jetés sans grand souci de forme, ces tracts visuels ont de quoi alimenter le débat, sinon faire des convertis.

François Gorin / Télérama n° 2906 - 24 septembre 2005

 

 
Rencontre avec Coline Serreau

Mardi 23 mars à 20h00

rencontre avec Coline Serreau

pour l'avant-première de son film

Solutions locales pour désordre global

dans le cadre de la Semaine de l'Environnement organisée par l'Association Kir

pré-vente des places dès maintenant à l'Eldo

 

 
Nouveaux entretiens en ligne

Depuis plusieurs années, nous vous proposons des entretiens vidéos avec les cinéastes, critiques ou personnalités invités. Ces entretiens sont réalisés par Aurélio Savini (CinéDV), avec le soutien de la Ville de Dijon. 

3 nouveaux entretiens en ligne : Andrzej Wajda, Pedro Costa et Jean-Pierre Mocky. Cliquez ici pour les visionner.

  
 
Ciné-Alpes condamné par le Conseil de la Concurrence

Lire la décision complète sur  http://www.conseil-concurrence.fr/pdf/avis/07d44.pdf

Le Conseil de la Concurrence condamne sévèrement Ciné-Alpes pour abus de position dominante (décision du 11 décembre 2007). Ciné-Alpes (dirigé par Gérard Davoine) est le 5e circuit national de salles de cinéma, il est en situation de monopole dans les stations de ski des Alpes du Nord et dans quatre villes moyennes, et se trouve en position dominante à Clermont-Ferrand, Dijon et Brest. A Dijon, il possède le multiplexe CapVert et le cinéma Devosge qui représentent 60% du marché local. La décision du Conseil de la Concurrence intervient à la suite de la plainte du Cinéma Eldorado, salle indépendante classée Art & Essai, déposée en 2003 à l’encontre des pratiques anti-concurrentielles du circuit Davoine.

Cette décision sévère sanctionne des pratiques jugées graves et vient confirmer ce que nous expliquons depuis des années. Il est reproché à Ciné-Alpes d’avoir mis en oeuvre des pratiques d’éviction du marché envers ses concurrents et de rétorsion à l'encontre des distributeurs de films qui refusaient de lui octroyer l'exclusivité sur les villes de Dijon et Clermont-Ferrand principalement. Sur Dijon, ces pratiques anti-concurrentielles ont eu pour conséquence principale de priver l’Eldorado d’une série de films Art & Essai porteurs, et d’ainsi précariser le seul cinéma indépendant de la ville. Elles jouent également contre les intérêts commerciaux des films qui ne sortent plus dans les salles les plus aptes à les exposer.

Les pratiques de Ciné-Alpes sont d'autant plus graves qu'elles ont persisté malgré les nombreux avertissements du Médiateur du Cinéma. Ce type d’agissements s’inscrit dans une perspective plus large d’offensive des grands circuits nationaux contre les acquis de la loi Lang de 1982 (affaires du Comoedia de Lyon et du Méliès de Montreuil par exemple). Cette loi à travers la mise en place de l’Aide Sélective aux salles indépendantes ou la création d'une instance de médiation, a eu pour effet de réguler un marché sauvage et de permettre l’existence d’un réseau de salles indépendantes ou associatives. Le Conseil de la Concurrence par sa décision du 11 décembre confirme et conforte l’autorité du Médiateur du Cinéma dont le circuit Davoine, à de multiples reprises, a transgressé les décisions ou tenté de contourner l’autorité.

Cette décision du Conseil de la Concurrence, qui est la première de ce genre dans la profession, devrait permettre une moralisation des relations commerciales entre distributeurs et exploitants. Le secteur de la distribution, comme le demande le Conseil de la Concurrence (point 177 de la décision) devrait désormais refuser les pressions des circuits et penser le plan de sortie des films en fonction des seuls intérêts des films et des spectateurs.

 
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